Lancent le e-paper
Bron: Les Echos
13.09.07
Le quotidien vise 2.000 abonnés à
l'e-paper avant fin 2007. Avec ce petit lecteur portable, le journal
papier entre dans l'ère du multimédia mobile. «
Les Echos » espèrent développer des partenariats
dans la presse et l'édition.
Enfin ! Philippe Jannet, le directeur des
éditions électroniques du groupe « Les Echos
», était soulagé hier de pouvoir lancer officiellement
le e-paper après des mois de développement. C'est
un lecteur de petite taille qui permet de lire son journal, de réactualiser
régulièrement les informations en le branchant sur
son PC ou sur une liaison Wi-Fi, comme d'y télécharger
des livres. Pour le quotidien, c'est un saut dans le futur, un peu
à la « Minority Report », le film de Steven Spielberg,
a-t-il souligné.
La cible : les lecteurs du journal, des cadres
supérieurs à l'aise avec la technologie et souvent
très mobiles. Deux cents sont abonnés à ce
jour, leur nombre devrait atteindre deux mille à la fin de
l'année. « Ce nouvel outil va nous obliger à
revisiter en permanence » le papier et l'ordinateur, a souligné
David Guiraud, le directeur général des Echos, et
il se doit d'être rentable. Les tarifs ne sont d'ailleurs
pas donnés : 649 euros pour le lecteur des « Echos
», adapté par Ganaxa, et 749 euros pour le lecteur
iLiad d'iRex. La deuxième année, l'abonnement tombe
à 365 euros, ce qui correspond au coût du site Les
echos.fr. La publicité n'est pas absente du modèle,
et les premiers annonceurs à signer ont été
Citroën, Eurostar et Meteor Networks.
Un partenariat a été conclu
avec l'AFP, dont le contenu des dépêches (non économiques)
est rafraîchi toutes les heures, tout comme celui apporté
par la rédaction des echos.fr. D'autres accords ont été
noués avec des éditeurs tels que Flammarion, Nathan,
Pearson Education, Le Guide du Routard - Hachette Editions - et
M21. Il sera même possible, depuis le site les echos.fr, d'acheter
des ouvrages en téléchargement au format Mobipocket.
Un autre partenariat avec Amazon.com est à l'étude.
Si les autres journaux français ne
se sont pas encore joints à cette expérimentation,
ils commencent à y réfléchir dans le cadre
du Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste),
a indiqué Philippe Jannet, qui préside cette instance..
www.lesechos.fr

|